Chiffres marquants – Baromètre Blockchain #3

Chiffres marquants – Baromètre Blockchain #3

93 milliards d’$

Valorisation du Bitcoin au 16 octobre 2017 / 5 600 $ : cours de Bitcoin au 16 octobre 2017

172 milliards d’$

Valorisation des crypto-monnaies au 16 octobre 2017 / 177 Mds$ : pic de valorisation au 1 er septembre 2017

232 millions d’$

Montant record levé par l’ICO de Tezos (Suisse), dont 160 M$ collectés en 32 heures

2,4 milliards d’$

Montant cumulé des fonds levés via ICO depuis 2014 dont 2,1 Mds$ levés depuis le 2 janvier 2017

87,6 %

VS

52,5 %

Baisse de la prédominance du Bitcoin sur les autres crypto-monnaies depuis le 2 janvier 2017, Simultanément à la montée en puissance de l’Ether de 3,9 % à 18,5 %

Baromètre Blockchain #3 octobre 2017

Baromètre Blockchain #3 octobre 2017

Paul BOUGNOUX Associé Fondateur Largillière Finance

Dans le précédent numéro de votre Baromètre Blockchain, nous vous parlions de l’engouement soudain pour ce nouveau type de levée de fonds que sont les ICO (Initial Coin Offering), chiffres – édifiants – à l’appui. L’été est passé par là et… le mouvement s’est encore accéléré ! Et, comme vous le verrez, chez www.barometreblockchain.com, nous ne sommes pas en reste…

Mais avant de démarrer, petit retour en arrière. Il y a huit ans était lancé de manière confidentielle par Satoshi Nakamoto le « Bitcoin paper », base qui allait donner naissance à la toute première crypto-monnaie : le fameux Bitcoin. En janvier 2009, la première plateforme de trading de Bitcoin voit le jour : le taux de change initial sera de 1.309 Bitcoin pour 1 $. A l’heure où vous lisez ces lignes, le cours a déjà dépassé 5.600 $ pour 1 Bitcoin (au 24 octobre) … Nous vous laissons faire le calcul quant au rendement !

Thomas BUREAU Directeur Largillière Finance

Tout ça pour dire quoi ? Que cette évolution reflète l’intérêt des acteurs de l’économie « réelle » pour les crypto-monnaies. Aujourd’hui, des groupes tels qu’Amazon, Microsoft, Paypal ou Tesla acceptent le Bitcoin comme mode de règlement. Il ne s’agit plus d’un effet de mode ou pire d’une fraude comme Jamie Dison, le Président de JP Morgan, a pu l’annoncer cet été. D’ailleurs, d’autres grands argentiers ne sont pas du même avis, comme Christine Lagarde qui estime qu’on ne peut pas ignorer les crypto-monnaies ou bien les équipes de M. Dison qui ont racheté massivement du Bitcoin après sa chute début octobre …

Benoit RANINI Président TNP

Dès que l’on s’est rendu compte que les crypto-monnaies constituaient un nouveau moyen de paiement, il n’a pas fallu longtemps pour que l’idée de les utiliser pour lever des fonds ne surgisse. Ainsi sont nées les ICOs. S’en est suivie la progression faramineuse de ce nouveau moyen de financement, des start-ups notamment : début octobre, le Wall Street Journal annonçait 2,1 Mds$ levés par 170 ICOs depuis le début de l’année. Parfois à des rythmes défiants l’entendement : cet été, les Suisses de Tezos ont levé 232 M$ dont 160 M$ les 32 premières heures… (cf. Chiffres Marquants).

Chez Baromètre Blockchain, nous ne sommes pas qu’observateurs de ce mouvement de fond (!) Et oui, nous nous situons aux avant-postes – nous le répétons, il s’agira d’un avantage compétitif à très court-terme – en matière de Blockchain et d’ICO. Comment ?

Emmanuel SOLESSE Partner TNP

Tout d’abord, Largillière Finance et DS Avocats organisent LA conférence de référence sur les ICOs le 9 novembre prochain au Palais Brongniart. Vous voulez tout savoir le fonctionnement d’une ICO ? Approfondir vos connaissances ? Ou simplement partager votre expérience ? Inscrivez-vous vite tout de suite sur www.ico-conference.com !

Comme si cela ne suffisait pas, nous rédigeons également un Livre Blanc sur le thème « Blockchain, crypto-assets et tokenisation » dont le lancement officiel sera effectué le 30 novembre prochain lors d’une conférence chez DS Avocats à Paris.
Pour l’heure, vous retrouverez dans cette troisième édition de votre Baromètre Blockchain les Avis d’Experts comme vous en avez maintenant l’habitude :
Thibault VERBIEST Avocat Associé DS Avocats
•« Quelles sont les clés de la réussite d’une ICO » – par Paul Bougnoux, Associé Fondateur Largillière Finance
•« Application de la Blockchain aux processus d’Entrée en Relation Client » –  par Emmanuel Solesse, Partner TNP Consultants
•« Internet Music : une ICO à suivre » – par Thibault Verbiest, Avocat associé DS Avocats
•« Fizzy, le premier produit d’assurance français retard de vol par AXA » – par Sébastien Bourguignon, Manager Octo Technology

Si vous ne voulez pas rater le train « crypto », vous savez ce qu’il vous reste à faire ! Vous inscrire sur www.barometreblockchain.com pour ne rien rater de l’actualité Blockchain et ICO. Sans oublier de venir nous rendre visite les 9 et 30 novembre prochains. Nous comptons sur vous !

Toute l’Equipe Baromètre Blockchain Largillière Finance & TNP vous souhaite bonne lecture et vous donne rendez-vous début 2018, année de la révolution crypto !
Investissements & Analyses – Baromètre Blockchain #3 octobre 2017

Investissements & Analyses – Baromètre Blockchain #3 octobre 2017

Explosion du nombre d’ICOs en 2017

 

Source : Les Echos, «why do business go crypto?
An empirical analysis of initial coin offerings», Adhami,
Giudici, Martinazzi.

En 2014 et 2015, les ICOs étaient virtuellement inexistantes. La prise de conscience que les crypto-monnaies pouvaient être utilisées pour lever des fonds date réellement de 2016 avec 33 opérations d’ICOs. La plus marquante cette année-là est l’ICO de The DAO qui a levé 150 M$ sur Ethereum et qui a subi une fraude de 50 M$. Loin de décourager les entrepreneurs de la Blockchain, le nombre d’ICO a connu une véritable explosion en 2017 avec près de 216 opérations répertoriées à fin août ! Le taux de réussite des ICOs lancées depuis 2014 est excellent puisqu’il atteint 81% (taux identique sur la seule année 2017). Concernant les échecs connus, dans 71% des cas, aucune information sur les codes et/ou sur la technologie employée n’était disponible. Un facteur clé de succès à envisager sera donc la documentation technologique sous-jacente au projet (cf. Etude de cas Largillière Finance).

Des droits attachés variés selon les ICOs

 

Les droits attachés aux Tokens sont très variés mais restent dans l’ensemble incorporels. Plus des 2/3 des droits sont relatifs à un accès exclusif aux services proposés par la plateforme projet. Bien que les Tokens ne soient pas des actions ou des titres de propriété de la Société émettrice, plus d’un quart d’entre eux donne droit à une participation aux bénéfices de la société. Enfin, l’aspect participatif du modèle est démontré par les Tokens donnant l’opportunité de déterminer les caractéristiques du bien ou service sous-jacent. Les données du graphique sont issues des 253 ICOs répertoriées entre 2014 et août 2017.

Des projets adressant des secteurs très variés

 

Source :  Etude Autonomous
NEXT : # Token Mania

Les premiers projets initiés – en 2014 et 2015 – étaient en grande majorité orientés « core tech », c’est-à-dire en lien avec le développement des technologies Blockchain. L’exemple le plus emblématique est bien-sûr la Blockchain Ethereum développée en 2014. A partir de 2016, l’offre s’est petit à petit tournée vers des utilisations pratiques telles que les services financiers (à l’image des Banques et Assurances très friands de la technologie Blockchain) ou les services high tech (cloud computing, services télécom etc…). Plus récemment des ICOs relatives aux media et à l’identité numérique apparaissent.
Les données sont arrêtées au 30 juin 2017.

 

Blockchains utilisées pour les ICOs

Sources : Les Echos,
« Why do business go crypto ?
An empirical analysis of initial
coin offerings »,
Adhami, Giudici, Martinazzi.

C’est sans grande surprise que la majorité des ICOs lancées l’a été sur la Blockchain Ethereum. En plus d’être la deuxième Blockchain la plus « connue » (après celle de Bitcoin), elle est surtout la plus adaptée aux fameux Smart Contracts.
En deuxième position interviennent les Blockchains propriétaires qui sont souvent développées ad hoc pour le projet sous-jacent. Peut-être parmi elles se trouvent la futur Bitcoin ou Ethereum…
Les données du graphique sont issues des 253 ICOs répertoriées entre 2014 et août 2017.
Les facteurs clés du succès des ICOs

Les facteurs clés du succès des ICOs

Une page d’histoire mêlant finance et technologie est en train de s’écrire : un nouveau mode de financement totalement disruptif est né en 2014 et est en train de battre tous les records de chiffres, de vitesse, … Mais nous sommes en train déjà de rentrer dans l’âge de raison. En quoi est-ce une très bonne nouvelle ?

La première ICO a été réalisée en 2014. Avec succès. Depuis, plus de 250 ICOs ont été réussies. C’est-à-dire que les montants de vente (ou échange, ou …) de tokens attendus ont été atteints. Plus de 80% des ICOs ont levés leur fonds au milieu de l’année.

Regardons les taux de succès de plus près, mois par mois cette année :

– Année 2017 à fin juin : + 80% (dont Bancor : 153 M$)
– Juillet : 41% (dont Tezos : 232 M$)
– Août : 46% (dont Filecoin : 252 M$)
– Septembre : 34% (dont Kin : 97 M$)

On ne peut que constater que les taux d’échec ont explosé et que de plus en plus d’ICOs sont recalées. Les sociétés doivent alors rendre leur argent aux acheteurs / souscripteurs / investisseurs … Dans le même temps, tous les records de montant sont battus (Filecoin, Tezos, Bancor …).

Quelles conclusions en tirer :

– Une vraie nouvelle manière de financer les entreprises vient d’émerger et les montants levés sont considérables (le total dépassera sûrement les 3 Mds$ à fin 2017, soit largement plus que les montant investis par le private equity dans le secteur de la blockchain)
– Les acteurs les plus gros et les plus ambitieux ont levé leurs fonds et réussi leur ICO
– Les plus petits ont eu des taux d’échec très importants

En synthèse, nous rentrons dans l’âge de raison. Les souscripteurs n’achètent plus n’importe quoi et deviennent sélectifs et avisés.  Il est de plus en plus risqué de lancer son ICO et de réussir son opération.

Si jusqu’à ces derniers mois, les quasi-seules causes d’échec étaient le manque de documentation sur les codes et les smart contracts (71% des sociétés en échec à fin août 2017), maintenant seuls les projets structurés peuvent réussir leur ICO.

Notre vision est que pour réussir une ICO, il faut dorénavant professionnaliser son opération. Demain, seules les sociétés qui apporteront transparence, communication et une vraie structuration à leur ICO pourront envisager réussir leur opération. C’est pourquoi nous militons pour une vraie préparation des opérations d’ICO, à l’instar des IPO (prospectus d’information visé par un régulateur, relations contractuelles transparentes, modèle économique expliqué avec les données de marché, banque dépositaire, comptes certifiés, …).

Application de la Blockchain aux processus d’entrée en relation client

Application de la Blockchain aux processus d’entrée en relation client

Les enjeux

La Blockchain connait une multiplicité d’applications possibles, au sein du secteur financier notamment. Un système permettant de gérer des transactions de manière sécurisée, en toute confiance et de manière fluide attire de plus en plus d’acteurs à s’intéresser à cette technologie.
Outre la gestion des transactions, l’entrée en relation avec les clients est aujourd’hui un cas d’usage concret pour les services financiers. La technologie Blockchain est en phase de révolutionner le processus d’« onboarding » des clients.

Aujourd’hui plus que jamais, les clients potentiels doivent fournir des preuves solides permettant leur identification (processus Know Your Customer largement cité lors de l’affaire des Panama Papers). L’évolution des réglementations liées à la conformité a rendu les systèmes basés sur les processus KYC de plus en plus complexes et ont augmenté de manière significative le temps d’intégration d’un nouveau client (plusieurs jours voire semaines, afin de collecter et vérifier les informations d’un prospect).
Sans compter que les clients sont souvent confrontés à des changements aléatoires et imprévisibles de leur statut KYC. Ils sont également activement impliqués dans le processus de mise à jour de celui-ci.

Dans notre cas d’usage ; les enjeux sont les suivants :

– Renforcer les exigences en matière d’identification
– Faciliter la mise en conformité exigée par les demandes réglementaires
– Assurer la sécurité de l’information fournie (sécurité des données)
– Permettre le suivi et la mise à jour des profils en temps réel (contre une revue annuelle dans le meilleur des cas aujourd’hui)
– Remplacer les processus manuels de gestion des systèmes de Chambre de Compensation et de Transfert de Compte Client

Le cas d’usage

– Stockage des profils sur la technologie Blockchain (registres distribués)
– Accès des contreparties au profil complet (mécanisme de cryptographie)
– Initialisation de nouvelles relations par le gestionnaire de profils
– Suivi des modifications grâce à la piste d’audit inhérente au système ; de ce fait, les   processus de vérification sont simplifiés (ex : AML – Lutte-anti blanchiment)
– Intégration des technologies Blockchain dans les systèmes et processus d’onboarding

Les gains

– Faciliter les étapes clés de l’onboarding

La Blockchain permettra :
– Une amélioration de l’expérience client grâce à une souscription simplifiée
– Une réduction du temps nécessaire à l’onboarding grâce à une relation client interactive et instantanée
– La simplification des processus d’identification des clients et niveau de risque associé à chaque profil (vérification de l’identité du client, de l’authenticité des documents fournis, …)
– L’homogénéisation et la centralisation (sur une plateforme unique KYC par exemple) des données d’un même client en identifiant des informations déjà stockées dans les différents référentiels  client du système d’information de l’organisation (crédit, assurance vie, comptes bancaires, …)
– La mise à disposition au sein d’un Groupe et de ses filiales d’une base de données client partagée et cryptée, évitant ainsi les doublons
– Une réduction des coûts opérationnels liés à la constitution des dossiers KYC

Internet music : une ICO à suivre

Internet music : une ICO à suivre

Nous l’avons déjà évoqué dans la première édition de ce Baromètre, la startup Internet Music est en levée de fonds pour lancer une plateforme blockchain ayant vocation à disrupter l’industrie du streaming légal. La société était alors en négociations avec des VC’s de la City. Entre temps, elle a changé son fusil d’épaule et décidé de se financer par une ICO, ou « crowdsale ».

Ce n’est pas toujours le cas (loin s’en faut), Internet Music propose une solution radicale à un problème structurel d’un secteur économique entier : aujourd’hui les ayant-droits ont du mal à se faire payer pour les utilisations en ligne de leurs œuvres ou leurs prestations.  Et quand ils se font payer, c’est avec un retard très important (même Adèle doit attendre entre 18 mois et 3 ans pour toucher ses royalties après un streaming de l’une de ses chansons sur Spotify). «More money faster » est la devise de cette startup présidée par l’ancien chairman de PRS (la SACEM anglaise).

L’ICO servira à payer des avances à des artistes de renom qui, en échange, concéderont la gestion exclusive de leurs droits pendant une certaine période. Ainsi, les DSP (Digital Service Providers) seront obligés de passer par la plateforme blockchain d’Internet Music pour payer les artistes lui ayant donné mandat pour les représenter. Une société de gestion collective entièrement digitale, en somme. Les tokens émis pendant la pre-sale et l’ICO seront la crypto-monnaie qui sera utilisée pour payer les artistes. La société est en train de finaliser ses discussions avec un régulateur au sein de l’Union Européenne pour encadrer juridiquement son ICO.

A suivre donc !
Fizzy, le premier produit d’assurance français retard de vol par AXA

Fizzy, le premier produit d’assurance français retard de vol par AXA

Lorsqu’on parle de la Blockchain, la première question qui arrive est nécessairement « Mais à quoi ça sert ? » Et c’est bien un enjeu majeur pour tous les secteurs d’activité, comprendre ce qu’est cette technologie, se l’approprier et en tirer la valeur nécessaire pour créer de nouveaux business disruptifs qui n’auraient pu voir le jour sans elle. Dans les secteurs de la banque et de l’assurance, l’intérêt pour la Blockchain est élevé, beaucoup de POC (proof-of-concept), prototypes, pilotes, expérimentations ont été menés en 2017, mais peu de résultats visibles en production en particulier sur une Blockchain publique. Eh bien depuis le 13 septembre dernier, les assureurs ont vu arriver fizzy le premier produit français d’assurance retard de vol basé sur la Blockchain Ethereum et développé par AXA.

Il s’avère qu’AXA n’est pas le premier à le faire puisqu’il s’agit d’un cas d’usage qui a déjà été développé à l’étranger et dont AXA s’est largement inspiré. En effet, quand il s’agit de donner des exemples d’usage de la Blockchain dans le secteur de l’assurance, ceux qui ressortent systématiquement sont celui de InsurEth développé lors d’un hackathon à Londres en 2016 ou encore de FlightDelay créée elle aussi en 2016, ces deux projets font en effet déjà de l’assurance retard de vol sur la Blockchain.

La douleur à laquelle tente de répondre ces assurances concerne la difficulté que vous pouvez rencontrer en tant que voyageur à vous faire indemniser en cas de retard de votre avion au départ ou à l’arrivée. En effet, les assureurs n’ont aucun intérêt à vous rembourser rapidement, leur objectif est de faire traîner le maximum le processus afin de vous décourager d’aller au bout et de vous faire rembourser.

Le principe de fonctionnement de fizzy est simple. Vous déclarez votre numéro de vol dans l’application, l’assurance est enregistrée au travers d’un smart contract dans Ethereum. Si votre avion a du retard le smart contract déclenche automatiquement le paiement de la somme due sur la base des informations provenant des bases de données du trafic aérien mondial. Et c’est tout !

Pour le moment fizzy est encore en phase de test sur les vols directs entre Paris Charles de Gaulle et les Etats-Unis, ou l’inverse. Mais l’objectif à long terme est d’élargir la couverture des vols à l’international. Ce cas d’usage est le premier d’une longue série d’autre cas qui pourront émerger grâce à la blockchain et permettre aux assureurs de pouvoir de plus en plus automatiser l’indemnisation des assurés permettant ainsi de réduire les coûts de gestion, d’augmenter le niveau de satisfaction client et donc de fidéliser.

News

News

Investment into Blockchain start-ups set to hit $3B in 2017 according to a report by frontier technology market monitoring firm Novum Insights

•The most actively invested sectors by values are – payment infrastructure, wallets and mining, blockchain tech development, banking infrastructure and exchanges
•The countries receiving most investment for startups are the US, the UK, Ireland, Singapore and China
•The most actively invested initial coin offering countries are, in order, Switzerland, the US, Singapore, Russia and Estonia

ChainLink, Blockchain startup (California) has raised $32M through its presale and initial coin offering ICO

•The company provides middleware to enable “smart contracts” running on a blockchain to access external data, off-chain payments, and other API capabilities

Indorse, an Singaporean Ethereum-based social network that allows users to take control of their data, raised about $9M, through a recently closed ICO

•Indorse wants to use the blockchain’s decentralized network to allow people to regain control of their data, and use it to buy and sell tokens which can be used for advertising on the platform

LAToken (England), a blockchain platform which aims to make tradable potentially any type of assets, raised the equivalent of $9.6 M in late August

•LAToken platform (‘Liquid Asset Token’) tokenizes virtually anything from real estate, to bank loans, to works of arts or even antiques. They develop multiple assets classes exchange to enable diversification for crypto investors and gain scale advantage

Telcoin, Singapore-based startup has secured investment from East Ventures Managing Partner and Mixi co-founder Batara Eto

•Telcoin is based on the popular Ethereum blockchain and promoting financial inclusion through telecom industry partnerships

Luno, a bitcoin wallet and exchange based out of Singapore, has raised $9M Series B round for market expansion

•The funding was led by new investor Balderton Capital. Other contributors to the round include AlphaCode and Digital Currency Group
•The raised amounts will go towards bringing those services to 35 new countries in Europe. The company — which has offices in Singapore, Cape Town and London — plans to double its current headcount of 70 staff to support this new sprint, which takes its services to a total of 40 countries worldwide

Balanced Software, Inc. (Balance) , a blockchain Statrtup from UK successfully raised $1.2M through crowd funding to build an app to help people & businesses manage their banking and blockchain balances

•The funding team consists of: Richard Burton from Ethereum, Ben Baron from Apple, and Christian Baroni from Stripe
•An online platform for ICOs, which will run its own ICO, has just raised $15M from JAFCO, an established Japanese VC firm. The platform, called Comsa, is owned by Japanese startup Tech Bureau
•Comsa is a one-stop solution for Japanese companies seeking ICO funding, providing expertise, consultation, and solutions helping them integrate blockchain technology into their business practices

SEI announced a strategic partnership with London-based blockchain and regtech startup, Coinfirm

•The initiative aims to provide a solution that will significantly reshape the U.K.’s asset transfer market and create a new digital industry standard
•Coinfirm and the SEI Wealth PlatformSM will work closely together to create a proposition that harnesses blockchain digital ledger technology to significantly improve this historically costly and inefficient area of the market
•The goal is to create a new asset transfer industry benchmark against which others competing in the space can be evaluated in terms of efficiency, costs, and security

ShapeShift.io is a digital asset exchange platform that enables users to trade any major blockchain asset with another

•Shapeshift.io acquired the hardware wallet manufacturer KeepKey
•By pairing the KeepKey hardware wallet with ShapeShift , users will be allowed to safely store their coins on a secure physical device while trading their assets directly over the ShapeShift API, which can be reached from KeepKey’s interface

Blockchain-powered Virtual Reality Startup Decentraland raised $25 Million in ICO

•Decentraland is building a virtual reality (VR) platform that is powered by the Ethereum blockchain. Users are able to permanently buy virtual land, on which they can create and monetize content and apps

Palo Alto-based artificial intelligence startup Doc.ai has announced the US launch of its blockchain-based conversational AI platform for health consumers

•Healthcare consumers will be able to discuss pathology results with a machine

Blockai, a San Francisco, Calif.-based technology company, has developed a copyright service that uses the bitcoin blockchain to allow artists to protect their creative work, has rebranded itself as   “Binded” and has shifted its focus from technology to creating legally binding records

Chiffres marquants – baromètre blockchain #2

Chiffres marquants – baromètre blockchain #2

48,5 milliards d’$

Pic de valorisation du Bitcoin au 11 juin 2017

2 310 milliards d’$

Potentiel du marché mondial de la Blockchain en 2021

35 millions d’$

Montant levé en 30 secondes par Brave via une ICO

182,5 millions d’$

Plus gros montant levé par ICO par Block.one, du 26 juin au 1er juillet 2017

694 millions d’$

Montant total des investissements dans les entreprises Blockchain / Bitcoin en 2017 au 30 juin 2017 (contre 700 millions $ sur 2016)

Baromètre Blockchain #2 juillet 2017

Baromètre Blockchain #2 juillet 2017

Paul BOUGNOUX Associé Fondateur Largillière Finance

La prise de conscience est enfin réelle : la technologie Blockchain est une vraie révolution digitale. Chez barometreblockchain.com nous n’en doutions pas, et vous ?

Le déclic des mentalités a lieu dans les institutions nationales et internationales, et plus largement dans le monde de l’entreprise. Mais contrairement à une idée encore bien répandue, la technologie n’est pas uniquement destinée aux institutions financières mais à tous les secteurs d’activité.

Thomas BUREAU Directeur Largillière Finance

Par exemple, la Commission des Affaires Economiques et Financières du Parlement Européen a récemment adopté à l’unanimité un rapport sur les monnaies virtuelles et les registres décentralisés préconisant des propositions de régulation des technologies Blockchain. Des propositions similaires ont également été faites outre-Atlantique par l’agence fédérale américaine Commodity Futures Trading Commission !

La France n’est pas en reste. En effet, même la Direction Générale du Trésor a clôturé il y a quelques jours une phase de huit semaines de consultation publique sur le projet de réformes législatives et réglementaires relatif à la Blockchain. Les enjeux de la régulation de la Blockchain sont aussi présents dans les discours de l’ensemble des candidats à la présidence de l’AMF. Ça y est, ça bouge aussi dans nos Institutions !

Benoit RANINI Président TNP

Qu’en est-il dans les entreprises ? Les dirigeants manifestent de plus en plus d’intérêt pour le domaine des Blockchains comme le montre une récente étude du Medef : 2 décideurs sur 3 se disent intéressés par cette technologie et près de 70% d’entre eux sont même prêts à l’expérimenter au sein de leur entreprise (cf. Investissements et Analyses p. 5).

Qu’en pensons-nous chez Baromètre Blockchain ? C’est très simple, les acteurs économiques qui n’auront pas su anticiper cette mutation seront pénalisés. être aux avant-postes en matière de Blockchain pourrait effectivement constituer un véritable avantage compétitif   dans un futur (très) proche. En termes de financement par exemple : alors que 2016 et 2017 sont deux années en demi-teinte, voire faibles, pour l’activité IPO au niveau mondial, celle des ICOs (« Initial Coin Offering », souvenez-vous bien de ce terme) connait une extraordinaire explosion (pas de stress, nous vous donnons les chiffres marquants en première page et des analyses p. 6 & 7). Vous pourrez ainsi briller lors du prochain Comité Exécutif.

Emmanuel SOLESSE Partner TNP

Pour ce deuxième numéro, nous revenons sur les tendances du secteur :

Qu’est-ce qu’une Initial Coin Offering (ICO) par Largillière Finance & Agentic Group

La Blockchain et la certification industrielle par TNP Consultants

Le projet Granada ou la place de marché KYC grâce à la technologie Blockchain par Thibault Verbiest, avocat associé De Gaulle Fleurance & Associés

Thibault VERBIEST Avocat Associé Cabinet De Gaulle Fleurance & Associés

Nous vous ferons également part de nos analyses dans chacun de nos domaines respectifs.

Toute l’Equipe Baromètre Blockchain Largillière Finance & TNP vous souhaite bonne lecture et vous donne rendez-vous à la rentrée pour le prochain numéro !